Grégoriska leur donna un ordre en langue moldave et me fit signe de la main de les suivre, Il y avait tant de respect dans le regard qui accompagnait ce signe, que je n'hésitai point. Cinq minutes après, j'étais dans une chambre, qui, toute nue et toute inhabitable qu'elle eût paru à l'homme le moins difficile, était évidemment la plus belle du château. C'était une grande pièce carrée, avec une espèce de divan de serge verte . siège le jour, lit la nuit. Cinq ou six grands fauteuils de chêne, un vaste bahut, et, dans un des angles de cette chambre, un dais pareil à une grande et magnifique stalle d'église, De rideaux aux fenêtres, de rideaux au lit, il n'en était pas question. On montait dans cette chambre par un escalier, où, dans des niches, se tenaient debout, plus grandes que nature, trois statues des Brankovan. Dans cette chambre, au bout d'un instant, on monta les bagages, au milieu desquels se trouvaient mes malles. sacs faux vanessa bruno pas cher Les femmes m'offrirent leurs services. Mais, tout en réparant le désordre que cet événement avait mis dans ma toilette, je conservai ma grande amazone, costume plus en harmonie avec celui de mes hôtes qu'aucun de ceux que j'eusse pu adopter. A peine ces petits changements étaientils faits, que j'entendis frapper doucement à ma porte, Entrez, disje naturellement en français . le français, vous le savez, étant pour nous autres Polonais une langue presque maternelle,XIII LE CHÂTEAU DE BRANKOVAN. 128Page 132 Les mille et un fantomesGrégoriska entra. Ah ! madame, je suis heureux que vous parliez français.Et moi aussi, monsieur, lui répondisje, je suis heureuse de parler cette langue, puisque j'ai pu, grâce à ce hasard, apprécier votre généreuse conduite visàvis de moi. imitation de vanessa bruno C'est dans cette langue que vous m'avez défendue contre les desseins de votre frère, c'est dans cette langue que je vous offre l'expression de ma sincère reconnaissance,Merci, madame, Il était tout simple que je m'intéressasse à une femme, dans la position où vous vous trouviez. Je chassais dans la montagne lorsque j'entendis des détonations irrégulières et continues . je compris qu'il s'agissait de quelque attaque à main armée, et je marchai sur le feu, comme on dit en termes militaires. Je suis arrivé à temps, grâce au ciel . mais me permettrezvous de m'informer, madame, par quel hasard une femme de distinction comme vous êtes s'était aventurée dans nos montagnes .Je suis Polonaise, monsieur, lui répondisje, mes deux frères viennent d'être tués dans la guerre contre la Russie . mon père, que j'ai laissé prêt à défendre notre château contre l'ennemi, les a sans doute rejoints à cette heure, et moi, sur l'ordre de mon père, fuyant tous ces massacres, je venais chercher un refuge au monastère de Sahastru, où ma mère, dans sa jeunesse et dans des circonstances pareilles, avait trouvé un asile sûr. trousse imitation vanessa bruno Vous êtes l'ennemie des Russes . alors tant mieux, dit le jeune homme, ce titre vous sera un auxiliaire puissant au château, et nous avons besoin de toutes nos forces pour soutenir la lutte qui se prépare, D'abord, puisque je sais qui vous êtes, sachez, vous, madame, qui nous sommes . le nom de Brankovan ne vous est point étranger, n'estce pas, madame . Je m'inclinai. Ma mère est la dernière princesse de ce nom, la dernière descendante de cet illustre chef que firent tuer les Cantimir, ces misérables courtisans de Pierre 1er. Ma mère épousa en premières noces mon père, Serban Waivady, prince comme elle, mais de race moins illustre, Mon père avait été élevé à Vienne . il avait pu y apprécier les avantages de la civilisation.